Comment Mieux Vivre la Fibromyalgie au Bureau ?
Comment Mieux Vivre la Fibromyalgie au Bureau ?

La fibromyalgie au bureau : équiper un poste du meilleur des chaises professionnelles

On en parle plus volontiers aujourd’hui qu’en 2001, lorsque cette affection a enfin trouvé un écho officiel avec la naissance de l’Association Fibromyalgie France. Mais la fibromyalgie demeure une maladie peu médiatisée, incomprise et handicapante qui oblige trop de gens à quitter leur emploi. Pire, on pourrait penser que cette perte se localise dans certains secteurs, très physiques, mais les emplois de bureau sont également touchés. Et si la solution résidait dans l’aménagement des conditions et des postes de travail ?

La fibromyalgie, une maladie chronique mal reconnue

Les origines de cette maladie sont aussi mal connues que la maladie elle-même. Quand certains spécialistes penchent pour la conséquence de chocs physiques violents de type accident de la route, d’autres préfèrent la théorie du choc psychologique intense. Quelques pistes, telles qu’une déficience du fonctionnement du système nerveux responsable de l’analyse donnée par le cerveau en réponse à la douleur ou un dérèglement sévère du microbiote, sont activement étudiées.

Les choses ont évolué dans le bon sens sous l’action de personnes, parfois malades elles-mêmes, qui refusaient de croire que leurs maux relevaient du basique « c’est dans la tête ». De nos jours, la fibromyalgie peut être diagnostiquée sous 4 mois, le plus souvent par élimination d’autres pathologies, au lieu de plusieurs dizaines d’années auparavant ! Ce parcours du combattant a abouti à une liste de troubles physiques et nerveux caractéristiques :

 

  • douleurs chroniques localisées qui s’étendent à tout le corps et varient en intensité et en durée ;
  • souffrances articulaires, musculaires, tendineuses et neurologiques combinées ;
  • douleur permanente avec des pics qui peuvent durer de quelques minutes à plusieurs jours ;
  • sensations de muscles raides et sensibles à la pression ;
  • une localisation plus courante sur la nuque, les épaules, les omoplates, la région dorsale, les hanches ;
  • une sensibilité accrue au froid, à l’effort, à l’humidité, au manque de sommeil ;
  • une fatigue omniprésente ;
  • des troubles du sommeil (apnée du sommeil), digestifs (trouble de l’intestin irritable), psychologiques ;
  • une hypersensibilité au bruit ;
  • des soucis respiratoires et visuels (vue trouble) ;
  • des mictions douloureuses.

 

Les recherches sont encore en cours afin de déterminer les origines de cette maladie mais, en 2018, elle touchait 3,3% de la population française, en majorité des femmes (8 sur 10). Contrairement aux idées préconçues, la fibromyalgie touche donc à la rhumatologie et non à la psychologie.

Une maladie qui handicape la vie professionnelle

Nombre de malades s’en plaignent : il est très difficile de se faire entendre et surtout d’être accepté comme tel. En effet, en dépit des avancées thérapeutiques, des prises de positions sérieuses du corps médical et de l’action d’associations reconnues d’utilité publique, la fibromyalgie est encore apparentée aux tendances hypocondriaques. Cela entraîne des diagnostics erronés qui ne font que retarder une prise en charge efficace des malades.

Même avec le bon diagnostic, la vie d’une personne fibromyalgique ne s’améliore que peu. Il n’existe aucun traitement révolutionnaire, seulement des recommandations, la possibilité d’être reconnu comme individu atteint de handicap et autres suggestions, dont l’efficacité reste à prouver sur le long terme. Outre les cures thermales et la prise de calmants peu adaptés à l’intensité des maux, les malades doivent vivre avec leur affliction. Il en demeure que beaucoup de gens souffrent en silence et endurent des conséquences sur leur vie familiale, sociale et professionnelle. Une étude de l’association Fibromyalgie SOS, menée sur un panel de 4 536 personnes, démontre que :

  • 68,5% des participants jugent que la maladie est un frein dans leur carrière ;
  • 57,3% perdent leur emploi des suites de leur pathologie ;
  • 70% de ceux qui ont conservé leur activité professionnelle subissent un employeur qui ne les reconnaît pas comme malades et n’en tient aucun compte au quotidien.

 

Pourtant, la médecine du travail, qui a officiellement reconnu la fibromyalgie, insiste sur les mesures à prendre afin de maintenir les fibromyalgiques en activité :

  • Aménagement en temps de travail partiel thérapeutique ;
  • Aménagement du matériel de travail ;
  • Reclassement à un poste plus adapté si nécessaire ;
  • Adaptabilité des horaires ;
  • Proposition de formations en vue de reconversions professionnelles.

 

Les collègues de la personne malade peuvent aussi agir au quotidien pour la soutenir dans un esprit d’équipe, et suivre quelques règles simples comme :

  • le laisser se reposer pendant les pauses ;
  • lui proposer de l’aide pour porter les charges trop lourdes ;
  • lui permettre d’organiser ses journées de travail au jour le jour en fonction de l’intensité de ses symptômes, lesquels ne sont pas homogènes ;
  • lui offrir un environnement professionnel convivial et compréhensif de sorte de limiter son stress.

 

Des solutions pour adapter les postes de travail du personnel fibromyalgique

Il semble évident que les situations professionnelles les plus malléables sont les emplois de bureau. Bien que le maintien d’une même position sur plusieurs heures soit plus mauvais encore pour une personne fibromyalgique que pour quiconque, c’est encore assis à un bureau que le malade sera le moins malmené. En fonction des recommandations standardisées émises par les associations et les organismes d’État, il sera bienvenu de s’adjoindre des conseils du médecin traitant de son collaborateur et d’un ergothérapeute. La fibromyalgie est une maladie qui évolue et varie selon les gens. Le poste de travail doit convenir aux symptômes les plus handicapants tout en assurant à l’employé la possibilité de vaquer à ses tâches avec autant d’efficacité que possible.

 

Dans la pratique, et comme nous l’avons déjà démontré, proposer un siège de qualité et adaptable assure une prise en charge maximale du confort qu’il est possible d’apporter à un collaborateur ainsi atteint. Un fauteuil ergonomique muni de toutes les options de réglages permettra à l’utilisateur déjà souffrant de réduire les risques de pics de douleurs et d’aggravation de ses symptômes. Afin de mieux combattre la souffrance, il est préconisé de se concentrer sur une activité physique ou intellectuelle. Si un employé peut être sûr d’être installé à son bureau dans les meilleures conditions, il sera en mesure de se consacrer à son travail et de persister dans sa propre démarche face à sa maladie. Grâce à un piètement muni de roulettes, il pourra mouvoir sa chaise ergonomique sans demander un effort musculaire à son corps. De même, des accoudoirs réglables lui permettront de maintenir ses bras, et ses coudes en douceur, et une têtière soutiendra sa nuque. Un dossier conçu pour prévenir les douleurs dorsales et autres troubles musculosquelettiques soutiendra sa posture avec souplesse et naturel. Un tel siège représente un investissement mais la belle variété de modèles présente sur le marché offre une large gamme de tarifs. En cas de budget restreint, acheter une chaise ergonomique pas cher reste possible puisque l’équipement minimum d’un tel produit requiert une hauteur réglable pour un positionnement du dos, des jambes et des pieds, préservé de toute conséquence posturale fâcheuse.

 

 

Sournoise, la fibromyalgie n’est pas à prendre à la légère et maintenir une activité professionnelle est vital pour tous les malades. Un collaborateur mérite d’être accompagné dans sa démarche de vie, d’être encouragé par la perspective de garder son emploi, un lien social et une attitude positive vis-à-vis de ses maux. Monsiege.fr vous aide à faire le meilleur choix dans son catalogue de sièges bureautiques.